Comment réaliser de la musique assistée par ordinateur ?

Les logiciels de musique permettent de composer directement dans un logiciel. Il y est même possible de construire son arrangement au fur et à mesure.

La composition directe de la musique avec les logiciels

Composer directement avec un logiciel présente l’avantage de réaliser des musiques qui sonnent très bien. La composition et la programmation s’effectuant en fonction des sons, le résultat est fortement optimisé. Cependant, cette méthode a un inconvénient, celui de courir le risque de partir dans une direction inconnue. Or, de manière typique, lorsqu’on arrange une piste après l’autre, il est rare de revenir en arrière parce que l’harmonie pourrait être perturbée. Aussi, le résultat rime avec des musiques où la mélodie est fermée sur des suites d’accords figés et généralement répétitives, comme robotisées par l’informatique. Composer et élaborer une musique avant d’avoir recours à un logiciel de musique assistée par ordinateur (MAO) permettent alors d’enregistrer une musique mûrie. C’est toutefois une méthode qui procure une bonne dose de frustration, car la banque de son générée n’accouche pas forcément du morceau voulu et imaginé. Il peut cependant y avoir de très belles compositions, mais qui ne sonnent pas vraiment bien en MAO ?

 Quelle serait la méthode de production musicale idéale ?

Ce serait un peu des deux. Ainsi, il faut réaliser une musique en amont en connaissant bien les possibilités de son logiciel de MAO, tout en ayant la souplesse de modifier la composition durant l’arrangement, afin d’optimiser le rendu des instruments virtuels. À ce titre, il existe des logiciels de musique gratuits et payants. Aussi, tous les logiciels de MAO ont le même principe de fonctionnement. Tout débute par le choix du tempo, en bpm (nombre de battements par minute). Par la suite, le « compositeur » choisit, soit un instrument externe, comme une guitare par exemple, reliée par une carte son, à enregistrer sur une piste audio ; soit un instrument virtuel à enregistrer sur une piste midi. Ainsi, il faut acquérir deux habitudes. Le « compositeur » ouvre l’éditeur de piste et corrige la mise en place rythmique par la quantification. Ensuite, il affine la vélocité, qui est le niveau de chaque note. Cela permet de restituer le phrasé et les nuances d’un instrument. En ce qui concerne la quantification, le débutant aura tendance à corriger à 100 % tandis que le professionnel opte pour des réglages avancés, afin de garder un jeu plus humain. Le « compositeur » construit son arrangement, en gardant une balance bien équilibrée. À ce stade, il faut enregistrer cette balance avant d’attaquer le mixage, car il peut risquer de se perdre et que son autoproduction dérape. Le mastering arrivera plus tard, seulement quand le mixage aura abouti. Le mastering doit représenter 10 % de finition, suivi de 90 % de mixage.